Certains doutes peuvent apparaître, quant à la bonne santé des abeilles en milieu urbain,
ainsi qu'à propos de la qualité des produits de la ruche issus de ces zones de butinage.
L'UNAF( qui implante des colonies dans les villes :
programme, "l'Abeille Sentinelle" ) a fait procéder à des études, il apparait que l'abeille est très résistante à
la pollution atmosphérique. Un élément tout autre serait malgré tout angoissant, ce serait un dérèglement du système d'orientation
de l'abeille dû aux ondes émises par les antennes de téléphones portables : à confirmer !
Evitons néanmoins, la proximité des antennes relais lors de l'installation de ruchers associatifs urbains.
Les produits de la ruche ont subi aussi des études de qualité.
Le miel urbain ne possède pas une teneur en plomb excessive.
Des études à venir vont se porter sur la qualité des cires entre autres.
Par ailleursles milieux urbains offrent
une période de production de miel plus longue que la moyenne en milieu rural,
ainsi les ruches placées sur le toit de l'opéra de Paris ont-elles une production avoisinnant
les 100 kilos par an et par colonie.
Un poète apiculteur qui entretient des ruches sur Saint-Denis (93) a été primé pour son miel béton au concours apicole local,
200 pollens différents sont présents dans son miel.
La production de pollen est toutefois à proscrire :. n'étant pas encore retravaillé par les glandes de l'abeille,
il est porteur de 100 % des polluants atmosphériques et produits de traitement.
La cire quant à elle ne semble pas subir de préjudice, néanmoins pour la confection de pains ou de
bougies, je rappelle que seule la cire d'opercule que l'on récupère lors de la récolte
des cadres de hausse est conseillée.
La propolis et la gelée royale semblent quant à elles exemptes de dégradation.
Tranquillité des riverains
Les abeilles peuvent causer des soucis aux riverains si les essaimages ne sont pas contrôlés.
Les ruchers que nous nous proposons de créer seront suivis par plusieurs adhérents, cela doit
logiquement permettre à ceux-ci d'effectuer en période d'essaimage des visites espacées au maximum
de 15 jours, puisque les reines mettent 16 jours à éclore.
Malgré tout dans cette période par prudence, il est conseillé de venir jeter un oeil en fin d'après midi
surtout si le temps est orageux. Placer des ruchettes pièges est efficace , il y a de fortes chances
que l'essaim apprécie une ruchette propre aux cires neuves.
Enfin, si la disposition du terrain s'y prête, il est intéressant d'avoir à une quinzaine de mêtres du rucher
et dans son aire d'envol, de petits arbrisseaux de moins de 2 m qui seront très tentants pour la nouvelle
colonie. si par bonheur un essaim s'y fixe, il y a fort a parier que les suivants même des années plus tard
viendront s'y fixer temporairement.
Les essaims restent généralement une douzaine d'heures sur place, les essaims primaires sont
très impressionnants par leur volume, mais inoffensifs car gorgés de miel et soucieux uniquement
de protéger leur reine du froid.