
HOMMES ET ABEILLES
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La ruche, dès le printemps va voir la ponte de la reine redémarrer,
cette ponte pourra atteindre jusqu'à 2 000 oeufs par jour, oeufs qui vont éclore
dans les 21 jours au maximum pour les abeilles femelles, 24 jours pour les faux bourdons et 16 jours pour les reines en gestation.
La bonne gestation du couvain va pouvoir se réaliser avec une température intérieure de la ruche de 33°c.
L'apiculteur va donc dans l'implatantion de son rucher choisir une exposition au soleil permettant de faciliter l'établissement de la bonne température le matin, tout en veillant à la freiner aux heures les plus chaudes.
L'ombre est appréciée par la colonie les après-midis chauds; la cire, structure architecturale de la colonie, ne doit pas se ramollir
afin que les alvéoles ne se déforment pas, ce qui pénaliserait la capacité de stockage de la ruche, entre autre.
La cire fond à une température de 60°c., la température d'incubation est de 33 °c.
Offrir de l'ombre à sa ruche permet d'aider les abeilles dans leur travail de climatisation,
soulage les ouvrières dans leur travail de ventilation pour expulser l'air chaud de la ruche.
En été une colonie d'abeilles
compte 60 000 individus: plusieurs centaines d'abeilles positionnées sur les cadres expulsent l'air par leurs battements d'ailes; plus elles seront nombreuses
moins il y aura de butineuses, porteuses d'eau et chercheuses de nectar à l'ouvrage...
Le rucher va être orienté vers l'Est : Le soleil du matin est important pour la colonie, plus tôt le soleil frappera sur la façade de
la ruche et donc le trou d'envol, plus tôt les abeilles vont se mettre au travail.
Dans le choix de l'implantation différents critères apparaissent :
Chaque pays a des vents dominants dont il faut tenir compte pour l'implantation d'un rucher.
Les ruches doivent être orientées vers l' Est pour capter les rayons du soleil le plus tôt possible, mais aussi s'ouvrir au Sud.
des phénomènes de condensations se créent du
fait de la température intérieure de la ruche et de la température nocturne extérieure.
La ruche va donc être légèrement sur-élévée à l'arrière afin d'évacuer cette humidité résiduelle, qui ruisselant sur les parois internes du corps de ruche,
s'écoulera par le trou d'envol.
Nous allons privilégier une orientation au Sud-Est: la planche d'envol séchera rapidement, les détritus rejetés par les ménagères
seront déshydratés par le soleil, limitant ainsi des soucis sanitaires qu'une moisissure déclencherait.
Bien souvent un arbrisseau planté sur le côté de la ruche permet de la protéger d'un effet courant d'air dû à l'environnement.L'usage de l'enfumoir est à ce sujet
révélateur ( il est conseillé de tenir l'enfumoir avec la main au vent ).
SENS DU VENT ---------> ENFUMOIR ---------> CADRE
Les ruchers sont soumis à un phénomène de dérive...,
De part la force du vent et la légèreté de son poids , l'abeille rentrant à sa ruche se laisse parfois entrainer par les bourrasques.
Nous aurons donc intérêt à ce que les avettes n'aient pas à combattre le vent à leur retour chargées de pollen, d'eau ou de propolis,
afin de les ménager dans leurs efforts
( une butineuse effectue plusieurs centaines de sorties par jour.)
D'autre part les vents soufflant latéralement à la façade du rucher ont eux aussi une action importante:
une dérive des abeilles apparaît et l'on constate que les ruches les plus à l'extérieur du rucher sont souvent
les plus dynamiques.
En effet, les abeilles voulant rejoindre une des ruches du centre du rucher se font déporter
vers une planche d'envol voisine à leur colonie. Fatiguées par le vol elles dérivent et déposent leur récolte dans la ruche nouvelle, mais bien vite se font rejeter par des abeilles étrangères.
Le phénomène enrichit donc en matières premières les ruches extérieures; c'est pourquoi lorsque nous en aurons la possibilité , il sera judicieux de placer là les ruchettes et ruches peu populeuses.
Nos abeilles ont bien sûr besoin d'eau ! Porteuse d'eau le métier existe dans l'organisation sociale de la colonie.
Résoudre l'apport en eau en plaçant le rucher près d'un lac ou d'un fleuve serait une erreur: ces derniers génèrent entre autres des brumes matinales
qui pénalisent énormément la bonne santé de la colonie par une humidité dans le corps de ruche que les abeilles ne peuvent pas combattre.
Le grand froid est moins dangereux pour l'hivernage que l'humidité.
A la belle saison la proximité d'une grande surface d'eau est dangereuse pour les essaims, qui trompés par le reflet du soleil sur l'eau, se mettent à voler sur
le dos et s'abiment dans le lac.
Le constat en a été fait maintes fois: la perte de l'essaim si elle est désagréable à l'apiculteur, convient parfaitement aux
différentes espèces de poissons.
( Importance de l'abeille dans la chaine alimentaire).
Les porteuses d'eau apprécient le ruissellement de l'eau sur le goudron, car elles ne savent pas nager. En disposant près du rucher une gamelle remplie de cailloux émergeant de l'eau, l'apiculteur diminue le trajet des abeilles chargées de l'eau et peut assurer l'approvisionnement, même par un été caniculaire.
Un collègue a récolté du miel vert et ce n'était pas du miel de sapin, mais du sirop de
menthe préparé par une entreprise du voisinage immédiat (1.3 km).Les petites coquines avaient
repéré la source de ce nectar rapidement et pillaient tranquillement.
Il est à savoir qu'elles n'ont pas piqué le personnel sur le site car leur mission était seulement de ramener le nectar.
Le personnel bien envahi dans son travail ne voulait pas tuer les abeilles, ni user de pesticides néfastes à leur production mais combattait
ce fléau à la lance à incendie !
L'apiculteur avisé doit examiner les alentours de son rucher, avertir une société où un voisinage de la présence de ruches Cela peut amener du confort
pour tous les riverains, de la courtoisie dans les relations, la rencontre avec son voisin.
Pour la bonne gestion d'un rucher, il est toujours avantageux de disposer d'un deuxième point de chute pour placer nos abeilles,
soit pour suivre ou fuir une floraison donnée mais plus sûrement pour y placer de jeunes essaims créés ou en quarantaine.
Les différents arrétés préfectoraux repoussent les limites de proximité d'un rucher à 100 m des bâtiments publics : écoles, casernes, hopitaux... C'est une distance peu contraignante, qui ne doit pas freiner nos ardeurs dans la recherche d'une implantation.
La consultation des arrêtés préfectoraux est évidemment indispensable

Il y a beaucoup d'endroits au sol qui même en milieu urbain peuvent voir apparaître des ruchers ne remettant pas en cause la sécurité des promeneurs.
Il y a moins d'endroits pour la sécurité des abeilles: un ballon,
un choc quelconque pendant l'hivernage de la colonie, peuvent déclencher la mort de la reine
par piqûres de ses filles, réflexe fatal.
L'aire d'envol du rucher est primordiale dans la cohabitation entre le rucher et les espèces vivantes riveraines.
La surface nécessaire au décollage et à l'atterrissage des abeilles peut être occupée par des arbrisseaux; mais les êtres vivants, humains, bovins, canins ...
pénétrant
sur cet espace aérien vont se voir éconduits énergiquement. La prise en compte des distances de sécurité est un impératif.
Les toits plats d'immeubles peuvent parfois accueillir des ruches mais sont peu protégés du vent et très exposés aux canicules. Visités pour l'entretien du bâtiment,
il est important de prendre contact avec les ramoneurs et techniciens de maintenance; la prudence est de mise.
Beaucoup d'endroits peuvent avec un minimum de terrassement être propres à recevoir un petit rucher, joli, en toute sécurité.
De fins grillages ne gênent pas l'envol d'abeilles.
Les jardins des particuliers ont tout intérêt à héberger un petit rucher géré par 3 à 5 personnes, qui interviennent alternativement sur les ruches; être dans un jardin crée des relations humaines bonifiées; les végétaux ne peuvent que s'en développer mieux; en période de crise produire plus et localement, va dans le sens de notre action.

Les abeilles peuvent présenter un inconvénient aux riverains lorsqu'un ou plusieurs essaims viennent chaque printemps
se poser dans l'embrasure d'une fenêtre, dans une cheminée... l'apiculteur doit assumer ses responsabilités et ne pas risquer de nuire à son prochain pour son hobby.
Contrôler les essaimages se fait en amont au cours des visites de printemps; c'est une action facile à réaliser, dont nous reparlerons.
La présence d'un rucher associatif urbain, facilite la récupération d'essaims par les pompiers. Nous conseillons aux apiculteurs amateurs de se faire connaître
auprès de ces derniers.
Peindre les ruches de différentes couleurs ou bien peindre des motifs géométriques sur leur façade, permet aux avettes de mieux repérer leur colonie au retour des vols, de limiter la dérive.
Aujourd'hui des thermopeintures permettent de repeindre les ruches alors qu'elles sont peuplées et ces mêmes peintures ont l'avantage de renvoyer la chaleur des rayons du soleil.
L'implantation de ruchers favorise les productions agricoles, souhaitons que cela ait un impact sur le choix des essences végétales florissant nos cités.
Les parcs publics sont souvent assez stériles en terme de production fruitière !